dimanche 1 décembre 2019

Averse

Une pluie torrentielle peut être une grande source d'enseignements. Généralement, lorsqu'ils sont surpris par une forte averse, les hommes se mettent à courir. Cela est inutile, puisqu'il est inévitable de finir trempé jusqu'aux os. Autant poursuivre son chemin tranquillement. Cette leçon s'applique à toutes choses de la vie.
("Hagakure", Yamamoto Jôchô, 1659 - 1719) 


   La pluie est de retour, annoncée avec diverses alertes... Et il me revient ce concept zen sur la pluie. Au-delà de l'averse en elle même, il y a ce travail de résignation, d'acceptation, d'être trempé totalement.

   Je ne compte plus les fois où j'ai dû éteindre le commutateur de la "fuite inutile", afin d'affronter l'inéluctable.
   Car c'est de cela qu'il s'agit finalement. S'agiter en vain est juste une perte d'énergie, cette même énergie qui aurait pu être utilisée plus intelligemment...


 

samedi 30 novembre 2019

"Macho" pitchou

   Les trois hommes dans le cockpit se connaissent presque parfaitement. Ils travaillent plus souvent ensemble qu’ils ne sont avec leur femme respective ; au point qu’ils ont établis des gestuelles et des mots à eux, un peu comme une sorte de code.

   Aujourd’hui, leur mission est de transporter une V.I.P. d’un point A à un point B, temps de la mission ? Le temps d’aller du nord de la métropole au sud : quelques heures…
Le temps est optimal pour un vol sur Super Puma, et l’ambiance dans le cockpit est des plus professionnelle ; après tout vaut mieux être prudent : on ne sait pas toujours à qui on a affaire avec les passagers en soute.

   Le pilote et le copilote semblent absorbés par leur commandes lorsque le « Mec » (mécanicien naviguant), comme ils aiment le nommer, revient de la soute...
- « Notre invitée est toujours avec nous ? » demande le copilote.
- « Oui, toujours sanglée et casquée ; elle est plongée dans ses dossiers » ; répond le mécanicien naviguant.
- « Mickey ? » Demande soudain le pilote.
Les deux autres militaires sourient. « Mickey » dans leur dialectes signifie « mic out » (« micro éteint »), ce qui laisse présager une discussion en catimini de la soute…
- « Je vérifie », enchaîne mécanicien navigaunt; et de lancer un appel dans son micro-casque à l’attention de l’unique passagère à l’arrière : « Madame, nous n’allons pas tarder à arriver à destination. Atterrissage estimé dans environ dix minutes, vous désirez quelque chose ? Une boisson peut-être ? »
Silence.
- « Madame, vous me recevez ? », réitère t’-il.
Silence.

- « Mickey confirmé ! Bon sang vous avez reluqué son décolleté ? » enchaine le pilote.
- « Difficile de ne pas le reluquer, bigre ça déborde sur tous les plans. » s’esclaffe le « Mec ».
- « Elle le sait. C’est quand même elle qui se fringue et elle fait en sorte que ça déborde ! Elle a tout pour elle, une vraie bouche de suceuse de surcroît ! », surenchérit le copilote.
Les trois hommes sont aux anges. Ils ont un sujet de qualité à l’arrière sur lequel s’épancher un laps de temps afin couper la morne ambiance professionnelle, brièvement…
- « Qu’est ce que vous en pensez, cette brunette porte une culotte sous sa jupe ou pas ? » demande le pilote.
- « Moi je dis que non, une nana comme ça qui appâte avec une telle paire de nibards et qui hésite pas à un tel décolleté… C’est une mangeuse d’homme. » suppute le copilote.
- « Moi je pense que non, dit « Mec », quand j’étais à l’arrière, à un moment donné elle a croisé et décroisé ses jambes et j’ai cru voir une petite culotte noire… »
- « Mon salaud, reprend le pilote, tu viens de nous dire que la dame a croisé ses guibolles pour vérifier que tu la matais ? »
- « Je te rappelle qu’un mateur, en général, ne se fait pas repérer... » réplique le mécanicien.

   Les quelques minutes suivantes, les trois hommes continuent à imaginer leur passagère  plongée dans ses documents ; est-elle semi-épilée, touffue comme la jungle amazonienne ou nue comme le Sahara ? Leurs rires couverts par le bruit de la machine, et les casques de l’aéronef, leur donne une certaine impunité.

   Puis le professionnalisme s’impose dans leur conversation mâle. Ils reprennent le contrôle de la situation en dérive, et s’évertuent à poser l’hélicoptère aussi délicatement qu’une plume sur le tarmac.
Le mécanicien naviguant fait son office de stewart, et prépare la sortie de la V.I.P. après qu’elle se soit dessanglée (sans en perdre une miette sur la superbe fenêtre féminine) et qu’elle lui ai remis le casque-micro.

   C’est alors qu’au moment de sortir, la V.I.P. se tourne vers les trois hommes, avec un large sourire, afin de leur dire :
- « Merci pour le vol… Ah, j’allais oublier de vous renseigner sur vos questionnements :  tout d’abord je ne porte pas de culotte, et ensuite je suis épilée intégralement.  Bonne journée à vous ! »

...et de sortir de l’hélicoptère en riant à gorge déployée en revoyant la mine déconfit des trois hommes...

Google Images. Libre de droit.

dimanche 24 novembre 2019

Ca ne va pas le faire...

(Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.)

   Je ne suis pas certain de porter la couronne de Miss France cette année…

   Vous pouvez rire mais qu’est-ce qui m’en empêcherait ? Le fait que je sois un homme ?
Au 21e siècle, nous ouvrons la porte aux L.G.B.T. , cela signifie t’-il que l’homme n’a pas sa place dans la société (Tiens, ce serait sans doute un prochain « post » dans mes réflexions) ?

   La coiffure ? Je me suis rasé récemment le crâne uniformément, et je me rase presque quotidiennement le visage (je vous vois venir avec votre sourire en coin)… Bon j’avoue : pour les guibolles cela a été plus compliqué, vu l’état de friche ; et puis faut-il s’arrêter au maillot ou au-delà ? Parce qu’une Miss France ca déambule en petite tenue avec un sourire niais devant les caméras et les A.P.N. (Appareil Photo Numérique)

   J’ai appris le pas de la grue cendrée qui guette son petit déjeuner dans un cours d'eau… J’ai appris la syntaxe de Nabilla, et j’ai fait un régime pour entrer dans la garde-robe d’un tréteau. Je me suis entraîné de longs mois à faire des longueurs de piscine, j’ai arrêté de picolé et même de fumer… Je suis presque parfait dirai-je sans prétention.

   Mais j’avais oublié l’examen d’entrée… C’est vrai qu’il faut savoir jacter devant les médias sans passer pour une cruche, et ce n’est pas donné à tout le monde d’y parvenir ; mais personne m’avait causé d’un examen !
« … Non mais, allô quoi !... »

   Le résultat des notes a été rédhibitoire :
      - Révisions : 7/10
      - Actualité : 5/10
      - La France dans le monde : 4/10
      - Pour aller plus loin : 2/10

   Avec un 18/40 j’aurai peut-être le droit de cirer les godillots de la Miss ?...




 

samedi 23 novembre 2019

vendredi 15 novembre 2019

Féminicide ?

   "Féminicide"…
   Il y a des gens étonnants qui inventent des mots de manière arbitraire. Hors l’arbitraire repose en principe sur des règles ce qui fait que la décision d’arbitre n’est pas négociable. J’aimerai connaître les règles sur lesquelles repose ce nouveau mot…

   Quand une personne tue une autre personne, volontairement ou pas, la loi humaine parle d’ homicide. Si l’on consulte un dictionnaire, ce dernier définira l’homicide comme : "une action de tuer un autre être humain".
   L’idée serait donc de donner un genre à l’être humain ? Curieuse idée.

   En France, par exemple, la constitution interdit de faire des distinctions entre communautés, religions, ou genres, idées politiques, etc. Hors, voilà que quelqu’un balance ce nouveau mot « féminicide »…

   Ce quelqu’un aura t’-il alors pensé d’inclure aussi « masculicide » pour la parité de l’invention ?
   J’ai bien une idée du « pourquoi » de la création du mot « féminicide », mais il engage l’équité dans la nature du genre, en créant sont complément masculin ; de plus il prend le risque d’édulcorer, voire d’éliminer, le mot « homicide » qui reste quand même un sacré mot… Sans cela, on verse dans la discrimination sexiste, ce qui desservirait l’idée de départ de pointer la victime comme étant de sexe féminin… 
   A moins que l’on veuille effectivement discriminer l’auteur du « féminicide » comme étant masculin, ce qui serait bien de la discrimination sexiste !
   Je serai curieux, dans le temps, de vérifier comment on appellera un homicide entre femmes…

   Justement quant à pointer le genre de la victime, c’est pour moi malhonnête. Cela voudrait dire qu’il y a des degrés différents dans l’humanité d’une personne ?…
   Personnellement, je dirai oui. Non pas dans le genre, plutôt dans la psyché de l’individu ; mais ceci est une réflexion de la sphère privée. Nous parlons içi de législation, de règles pour l’ensemble de la société dans laquelle nous vivons.

Vous l’aurez compris, inventer un mot se doit d’être cohérent et il engage une équité étant donné que les répercussion de ce mot peuvent résonner dans la syntaxe d’une langue…

   C’est bien un débat sur le mot « féminicide » qu’il s’agit là, et non sur l’ignominie de l’homicide perpétré contre les êtres humains, les femmes y compris.

   Pour terminer donc, je poste cette vidéo en l’hommage des ces femmes battues et abattues par la violence des autres êtres humains.

mardi 12 novembre 2019

"Blade runner 2049" de Ridley Scott (opus n°2)



   La suite inattendue trente-six ans après l'opus n°1 (qui avait alors fait "choux blancs" à l'époque) est, selon moi, une belle réussite artistique.
   Ce deuxième opus diffère dans la photographie (comparé au premier opus), tout comme dans la musique mais ne dénote pas avec l'ambiance du premier film.
   On retrouve un travail très soigné  dans l'interprétation des acteurs, l'image, les plans scéniques...
   
   Je retrouve mes questionnements d'antan, et même si ce film est plus lumineux que le premier, je le trouve d'une infinie tristesse, non pas dans sa fin mais dans son contenu : qu'est ce que l'âme humaine ?

"Blade runner" de Ridley Scott (opus n°1)



    En 1982, Ridley Scott réalisait un film de fiction reposant sur une nouvelle de Philip K. Dick : "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?".
   Ce film d'anticipation est passé presque inaperçu à sa sortie, et fut sujet de vives critiques...

   Personnellement, après avoir vu cette œuvre, cela m'a permis de suivre un "fil conducteur" dans mon existence d'errance : je n'étais pas vraiment un humain, mais plutôt un de ces répliquants dans le film : sans âme, conçu pour obéir, sans base affective...

   J'ai trouvé, et je trouve toujours, ce film excellent ; que ce soit l'ambiance, le scénario, la photographie, la musique ou l'interprétation des figurants, tout est à sa place...

   Et puis cette thématique : qu'est-ce qu'un humain ? Combien avons-nous à vivre ?