vendredi 15 novembre 2019

Féminicide ?

   "Féminicide"…
   Il y a des gens étonnants qui inventent des mots de manière arbitraire. Hors l’arbitraire repose en principe sur des règles ce qui fait que la décision d’arbitre n’est pas négociable. J’aimerai connaître les règles sur lesquelles repose ce nouveau mot…

   Quand une personne tue une autre personne, volontairement ou pas, la loi humaine parle d’ homicide. Si l’on consulte un dictionnaire, ce dernier définira l’homicide comme : "une action de tuer un autre être humain".
   L’idée serait donc de donner un genre à l’être humain ? Curieuse idée.

   En France, par exemple, la constitution interdit de faire des distinctions entre communautés, religions, ou genres, idées politiques, etc. Hors, voilà que quelqu’un balance ce nouveau mot « féminicide »…

   Ce quelqu’un aura t’-il alors pensé d’inclure aussi « masculicide » pour la parité de l’invention ?
   J’ai bien une idée du « pourquoi » de la création du mot « féminicide », mais il engage l’équité dans la nature du genre, en créant sont complément masculin ; de plus il prend le risque d’édulcorer, voire d’éliminer, le mot « homicide » qui reste quand même un sacré mot… Sans cela, on verse dans la discrimination sexiste, ce qui desservirait l’idée de départ de pointer la victime comme étant de sexe féminin… 
   A moins que l’on veuille effectivement discriminer l’auteur du « féminicide » comme étant masculin, ce qui serait bien de la discrimination sexiste !
   Je serai curieux, dans le temps, de vérifier comment on appellera un homicide entre femmes…

   Justement quant à pointer le genre de la victime, c’est pour moi malhonnête. Cela voudrait dire qu’il y a des degrés différents dans l’humanité d’une personne ?…
   Personnellement, je dirai oui. Non pas dans le genre, plutôt dans la psyché de l’individu ; mais ceci est une réflexion de la sphère privée. Nous parlons içi de législation, de règles pour l’ensemble de la société dans laquelle nous vivons.

Vous l’aurez compris, inventer un mot se doit d’être cohérent et il engage une équité étant donné que les répercussion de ce mot peuvent résonner dans la syntaxe d’une langue…

   C’est bien un débat sur le mot « féminicide » qu’il s’agit là, et non sur l’ignominie de l’homicide perpétré contre les êtres humains, les femmes y compris.

   Pour terminer donc, je poste cette vidéo en l’hommage des ces femmes battues et abattues par la violence des autres êtres humains.

15 commentaires:

  1. Féminicide est à comparer à génocide.
    Lors d'un génocide, on est tué parce qu'on appartient à un groupe humain.
    Lors d'un féminicide, on est tué parce qu'on est une femme. Un cadre juridique visant à éradiquer cette étrange idée existe dans certains pays.
    (Le Mexique, le Costa Rica, la Bolivie, le Guatemala, le Chili, la Guyane, …, ont introduit depuis 2007 le féminicide dans leur code pénal.)
    Bien à vous.

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    1. Pour moi génocide et féminicide ne sont pas comparables... J'ai voulu seulement exprimer que ce nouveau mot n'était que puéril, absolument inutile (cela n'engage que moi) ; puisque, pour me répéter : la loi comporte déjà le principe de féminicide (et aussi de masculicide, qui n'existe pas faute d'équité) dans le concept d'homicide.

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    2. J'avais bien compris. Mais le mot a été inventé pour tenter de lutter plus efficacement contre les hommes qui pensent que leur femme leur appartient.

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    3. Mme Chapeau,
      S'il s'agit d'hommes, il est évident qu'ils ne sont pas humains... Personne n'appartient à personne. Ceux et celles qui nient cela n'ont aucune valeur à mes yeux.

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    4. Merci pour votre réponse. Vous et moi, on n'utilise pas les mots de la même façon. Pour moi, ce sont des humains qui ne se comportent pas correctement.
      Passez une bonne journée.

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  2. Ton billet est intéressant, ne serait-ce que parce qu'il a le mérite d'exister et de permettre une réflexion. Ce nouveau vocable est « dans l'air du temps ». Il souligne une certaine condition de la femme qui ne semble plus être considérée comme « quasiment normale » . La justification du crime passionnel ( perpétré par le mari uniquement ) permettant l'acquittement, n'est pas si éloigné que cela dans le temps. Cela me rappelle une réflexion entendue dans ma jeunesse, certes, il y a bien longtemps… mais quand même… et qui a l'époque, hélas pour moi, m'avait fait sourire : « Si tu ne sais pas pourquoi tu bats ta femme, t'inquiète pas, elle, elle le sait ! ».

    Je ne suis pas certain que le mot servira positivement la cause des femmes. Discuter sémantiquement sur celui-ci, permet de ne pas parler de la réalité complexe qu'il recouvre.
    Cependant mieux vaut en parler que se taire.
    Et puis le mot ne vient que compléter une déjà longue liste :
    démocide —filicide— fratricide -- fœticide — gendarmicide — génocide — gynocide —
    infanticide — judéocide — matricide — néonaticide — népoticide —onclicide —patricide —parricide
    politicide — populicide —presbytéricide. —régicide —sororicide — tyrannicide — uxoricide —vaticide

    Il n'est pas impossible qu'elle soit encore complétée à l'avenir : homocide - Transcide - lesbiénocide - impuissantocide - CRSocide - manifestocide... etc....
    et pourquoi pas connardocide. (= Permettant de larges circonstances atténuantes…)
    J'ironise ? Mais c'est tellement tragique tout ça !… Qu'on finirait bien par devenir intellectucide.

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    1. AlainX.
      Merci pour ce partage. je n'ai rien à rajouter..

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    2. J aime votre point de vue sur ce mot féminicide, je ne trouve pas non plus ce terme judicieux, Homicide veut bien dire ce qu il veut dire c est a dire humain, aprés il peut etre agrémenté d un autre terme dans le cadre d 'une femme battue, comme homicide conjugal.
      IL ne faut pas oublier qu en moins grand pourcentage il existe aussi des hommes battus.
      Cela dit et pour completer votre témoignage, je suis une ex femme battue et mon ex mari se plaisait a dire si je ne sais pas pourquoi je t ai frappé toi tu le sais...............je n ai jamais su pourquoi nous en arrivions là.

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  3. Personnellement, je n'ai pas parlé du fond. Autant je trouve la notion de génocide claire, autant celle de féminicide me semble plus floue. Le dernier exemple de "féminicide" belge peut se résumer par "elle m'a quitté, je l'ai tuée".

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  4. Si on arrêtait de se trucider les uns les autres, le débat serait clos...
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Pour arrêter de se trucider les uns les autres, il suffirait d'un génocide" planétaire...
      Rire.

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  5. Je suis tout à fait d'accord avec ce texte. Un meurtre est un meurtre. Toujours un homicide.
    Par ailleurs, toutes ces circonstances atténuantes pour "crime passionnel n'ont pas lieu d'être. Un assassinat est à condamner toujours comme tel. Bon billet!

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    1. Val,
      D'autant plus que la ministre qui nous pond des vannes actuellement est la ministre de l'équité entre les deux sexes. Hors sa démarche totalement maladroite discrimine l'homme en tant que tel.
      Quant à la justice... C'est un long sujet avec beaucoup de récifs sur lesquels s'échouer.
      Merci de votre passage.

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  6. Bien d'accord qu'un néologisme n'arrange rien mais donne l'illusion de se préoccuper du problème : on a trouvé un mot, on est plus ou moins soulagés, il ne reste plus qu'à fêter ça dans la rue avec des pancartes ! Je viens de publier un quelque chose là-dessus sur mon blog ; Valecrit m'avait indiqué votre article.

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    1. Bonjour et merci de votre passage.
      J'ai moi-même noté vos interventions chez Val et je vais fouler le chemin virtuel jusqu'à votre blog. Au plaisir de vous lire...

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